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Centre National de Rugby à Marcoussis : Thèse présentée et soutenue au Centre National de Rugby à Marcoussis, le 25.11.2016
Composition du Jury :
M. Guével, Arnaud Professeur des Universités, Université de Nantes Président
M. Morin, Jean-Benoît Professeur des Universités, Université de Nice-Sophia Antipolis Rapporteur
M. Perrey, Stéphane Professeur des Universités, Université de Montpellier Rapporteur
M. Uhlrich, Gilles Maître de Conférences, Université de Paris Sud Examinateur
Mme. Hanon, Christine Chercheur, HDR, INSEP Directrice de thèse
Mme. Thomas, Claire Chercheur, HDR, INSEP Co-directrice de thèse
M. Piscione, Julien Docteur, Fédération Française de Rugby Invité
Université Paris-Saclay
Espace Technologique / Immeuble Discovery
Route de l’Orme aux Merisiers RD 128 / 91190 Saint-Aubin, France
Résumé de la thèse
Titre : Analyse des variables physiques, métaboliques et contextuelles de la performance sportive :
Le cas du Rugby à 7, nouvelle discipline olympique
Mots clés : GPS, lactate, statut acido-basique, répétitions d’efforts
Ce travail de thèse s’inscrit dans le cadre de travaux menés en sciences du sport.
Basé sur l’exploration des caractéristiques physiques et physiologiques, les performances
techniques et physiques des joueurs de l’équipe de France de Rugby à 7, ont été étudiées au travers
de l’analyse de tournois internationaux.
Dans une première étude, nous avons observé l’impact de variables contextuelles sur les
performances physiques et techniques des joueurs en match. Les résultats démontrent que le niveau
de l'adversaire ainsi que le résultat du match influencent l’activité des joueurs.
Ces derniers sont susceptibles de réaliser de meilleures performances physiques au cours de match
dont l’issue est favorable. En effet, les joueurs augmentent la distance totale parcourue dans un
match contre un adversaire plus faible. Pour la première fois en Rugby à 7, nous avons montré que
les performances techniques sont elles aussi influencées lorsque les joueurs de l’équipe de France
jouaient contre une équipe plus forte. En effet, nous avons observé des diminutions du nombre de
passes et de situations où les joueurs sont porteurs de balle.
Au travers d’une approche physiologique, une deuxième étude a appréhendé les réponses
métaboliques individuelles des joueurs de l’équipe de France durant un tournoi international. Les
résultats ont montré des relations significatives entre les concentrations de lactate et les pics
d’activité enregistrés dans les trois dernières minutes de jeu, ce qui suggère que la capacité à fournir
de l'énergie via la voie de la glycolyse est une exigence fondamentale dans cette discipline.
L'équilibre acido-basique modifié de façon significative en fin de match, indique que les joueurs
doivent être capables de tolérer un niveau important d'acidose due à une forte sollicitation
énergétique lors des matchs internationaux.
Enfin, notre dernière étude s’est centrée sur les actions de haute intensité effectuées en
match. Ces derniers résultats de recherche ont permis de démontrer qu’un joueur réalise en
moyenne ~26 actions de haute intensité par match. De plus et pour la première fois dans cette
discipline, nous avons montré qu’environ 4 séquences de répétitions d’actions de haute intensité
sont comptabilisées en match, dont la durée moyenne est d’environ 40 secondes et comprennent des
temps de récupérations inférieurs à 9 secondes. Ainsi, le Rugby à 7 peut être considéré comme un
sport collectif de répétitions d’efforts intenses.
Pour conclure alors, ces travaux de thèse vont permettre aux entraîneurs et préparateurs
physiques de Rugby à 7, de pouvoir s’inspirer de nos résultats pour planifier et mettre en œuvre des
entraînements spécifiques aux exigences du Rugby à 7.
Université Paris-Saclay
Espace Technologique / Immeuble Discovery
Route de l’Orme aux Merisiers RD 128 / 91190 Saint-Aubin, France
Thesis abstract
Title: Analysis of the physical, metabolic and contextual variables of the sports performance: the
case of the Rugby Sevens, new Olympic sport
Keywords: GPS, lactate, acid-base balance, repeated high intensity efforts
Our thesis research fits within the framework of sport science. Based on the exploration of
physical and physiological characteristics, technical and physical performance achieved by the
French Rugby 7’s team, were studied through the analysis of international tournaments.
In the first study, we observe the impact of contextual variables on the physical and
technical performance of players during a Rugby 7’s game. The results demonstrate that the level of
the opponent and the match result influence the activity of players. Players are likely to perform
better physically during a game for which the outcome is favorable. They increase the total distance
run in a game against a weaker opponent. For the first time in Rugby 7’s, we were able to show that
technical performance is also affected whilst playing against a stronger opponent as there is a
decrease in the number of passes and the number of situations where players are ball carriers.
Through a physiological approach, the second study focuses on the individual metabolic
responses of players during an international Rugby 7’s tournament. The results show a significant
relationship between lactate concentrations and peaks activity recorded in the last three minutes of
play, suggesting the ability to provide energy via the glycolytic pathway as a fundamental
requirement in this sport. Also, the acid-base balance significantly changes towards the end of a
game showing that Rugby 7’s players must be able to tolerate a high level of acidosis because the
high amount of energy needed for games at an international level.
Finally, our last study focuses on high intensity actions done during a Rugby 7’s game. The
results show that a player does on average ~26 high intensity actions per game. In addition and for
the first time in this sport, we show that approximately 4 sequences of repeated high intensity
actions are recorded in a game, the average duration is 40 seconds and includes a time of recovery
of under 9 seconds. Thus, Rugby 7’s may be considered as a team sport of repeated high intensity
actions.
To conclude, this thesis will allow Rugby 7’s coaches and fitness coaches, to better plan and
prepare specific trainings that would be adapted to Rugby 7’s.
4
Remerciements
A l’issue de la rédaction de ces travaux de recherche, je suis maintenant convaincu
qu’une thèse est loin d’être un travail solitaire. En effet, je n’aurais jamais pu réaliser ce
doctorat sans le soutien d’un grand nombre de personnes qui m’ont permis de mener à bien
l’ensemble de ces recherches. Je vais donc faire en sorte de n’oublier personne…
En premier lieu, je tiens à remercier mes directrices de thèse, Claire Thomas-Junius
et Christine Hanon, pour la confiance qu’elles m’ont accordée pendant ces quatre années.
Toujours de bons conseils, elles ont su m’orienter et me guider. De la même façon, c’est aussi
à Julien Piscione, directeur de la performance de la Fédération Française de Rugby, à qui j’ai
envie de dire un grand merci. Ton exemplarité au quotidien m’a inspiré, et sans toi, ces
travaux ne ressembleraient pas à ce qu’ils sont aujourd’hui…alors merci !
Je souhaite aussi exprimer ma gratitude envers un collègue de travail, un confident, un ami.
Mathieu Lacome, sans ton aide par ta présence, tes mails, tes messages, tes appels…deux ou
trois années de plus ne m’auraient pas suffi pour clôturer ces travaux, donc merci à toi aussi.
Je tiens également à remercier mon jury de thèse : Messieurs Arnaud Guével,
Stéphane Perrey, Jean-Benoît Morin et Gilles Uhlrich, qui ont répondu présent pour
évaluer ce travail. Merci à vous pour l’intérêt porté à mes recherches.
J’exprime ma gratitude envers la Fédération Française de Rugby (à Pierre Camou et
Didier Retière, aux entraîneurs et joueurs de l’équipe de France de Rugby à 7, comme à
tous les salariés que j’ai côtoyé) ainsi qu’aux membres du laboratoire de l’INSEP, qui m’ont
accompagné et soutenu. Un merci particulier à David Courteix et les joueuses de l’équipe de
France de Rugby à 7, qui parfois ont subi la proximité entre mes recherches et le terrain.
Ces remerciements seraient incomplets si je n’en adressais pas à mes compagnons de
galère (Laurie-Anne et Rémi), à mes collègues préparateurs physiques (Alex(s), Bertrand et
Julien(s)) et à mes collègues de travail (Danielle, Germain, Florent et Lionel).
Leur soutien, chacun à leur façon, était sans faille.
Enfin, mille mercis à ma famille et mes amis qui, avec cette question récurrente,
« quand est-ce que tu soutiens cette thèse ? », bien qu’angoissante en période (fréquente) de
doutes, m’ont permis de ne jamais lâcher.
A mon papa…
5
TABLE DES MATIERES
LISTE DES ABREVIATIONS ........................................................................ 10
LISTE DES TABLEAUX ................................................................................. 11
LISTE DES FIGURES...................................................................................... 13
LISTE DES IMAGES ....................................................................................... 14
VALORISATION DU TRAVAIL DE THESE .............................................. 15
LE RUGBY A 7 PAR DAVID COURTEIX ................................................... 17
I. AVANT-PROPOS ...............................................................18
1. Historique ................................................................................................. 19
2. Règlement et organisation du Rugby à 7 ................................................. 20
3. Engouement pour le Rugby à 7 ................................................................ 20
4. Collaborations pour cette thèse ................................................................ 21
5. Enjeux et plan de cette thèse .................................................................... 22
6. Aboutissants de cette thèse....................................................................... 23
6
II. REVUE DE LITTERATURE.............................................24
Chapitre 1. Méthode d’analyse de la performance en sport
collectif…….. ..................................................................................... 25
1. Les différents outils d’analyse de la performance.................................... 25
2. La validité et la reproductibilité des données GPS .................................. 27
3. Les méthodes d’analyses des données GPS ............................................. 29
4. L’analyse notationnelle ............................................................................ 33
a. Les phases statiques.............................................................................. 34
b. Les actions de jeu (offensives et défensives)........................................ 35
Méthode d’analyse de la performance en sport collectif : l’essentiel ........ 36
Chapitre 2. Le Rugby à 7 et ses spécificités.................................. 37
1. Les exigences techniques en Rugby à 7 ................................................... 37
2. L’impact des variables contextuelles en Rugby à 7 ................................. 40
3. L’impact du poste des joueurs (avant/arrière).......................................... 42
a. Les avants ............................................................................................. 42
b. Les arrières............................................................................................ 42
4. Le statut des joueurs................................................................................. 45
Le Rugby à 7 et ses spécificités : l’essentiel .................................................. 46
Chapitre 3. Les contraintes physiques et physiologiques en
Rugby à 7…… ................................................................................... 47
1. Les caractéristiques physiques des joueurs de Rugby à 7 ........................ 47
a. Morphologie des joueurs ...................................................................... 47
b. Qualité aérobie des joueurs................................................................... 48
c. Qualité de puissance des joueurs .......................................................... 49
d. Qualité de vitesse des joueurs............................................................... 50
2. Les exigences physiques en match de Rugby à 7..................................... 52
a. Analyse des performances physiques en match.................................... 52
b. Observation des répétitions d’actions de haute intensité en match....... 53
3. Les conséquences sur le plan énergétique................................................ 57
a. La première source d’énergie : la phosphocréatine .............................. 57
b. Le métabolisme du lactate .................................................................... 60
Les contraintes physiques et physiologiques en Rugby à 7 : l’essentiel .... 64
7
III. OBJECTIFS DE THESE ....................................................65
IV. METHODOLOGIE.............................................................69
1. La population............................................................................................ 70
2. Les évaluations physiques........................................................................ 70
a. Anthropométrie..................................................................................... 70
b. Détermination de la vitesse maximale aérobie (VMA) ........................ 70
c. Détermination de la consommation maximale d’oxygène (VO2max).... 70
d. Détermination de la vitesse maximale (Vmax)....................................... 71
e. Détermination du statut acido-basique sanguin .................................... 72
f. Détermination des capacités de force musculaires des membres
inférieurs et supérieurs.......................................................................... 72
g. Détermination de la puissance des membres inférieurs........................ 73
3. Les matchs................................................................................................ 73
4. L’analyse des performances physiques.................................................... 74
a. Le système GPS .................................................................................... 74
b. Individualisation des catégories de course............................................ 75
c. Analyse vidéo ....................................................................................... 75
d. Analyse des efforts de haute intensité................................................... 75
5. Les prélèvements sanguins en match ....................................................... 76
6. Les analyses statistiques........................................................................... 77
V. CONTRIBUTION PERSONNELLE ................................80
Chapitre 1. Préambule - Description des caractéristiques
physiques et physiologiques des joueurs de l’équipe de France de
Rugby à 7……. .................................................................................. 81
8
Chapitre 2. ETUDE 1 : Impact des variables contextuelles sur la
performance en Rugby à 7 ............................................................... 91
1. Objectif de l’étude 1................................................................................. 92
2. Le point de vue d’un joueur professionnel............................................... 92
3. Méthodologie ........................................................................................... 93
a. Population ............................................................................................. 93
b. Procédures expérimentales.................................................................... 93
c. Synthèse des tests utilisés..................................................................... 93
4. Les résultats principaux............................................................................ 94
a. Relation entre le résultat du match et les performances physiques et
techniques ............................................................................................. 94
b. Influence du niveau de l’adversaire sur les performances physiques et
techniques ............................................................................................. 96
c. Analyse par Cluster............................................................................... 98
5. Discussion et Conclusion ......................................................................... 99
L’impact des variables contextuelles en Rugby à 7 : l’essentiel ............... 102
Chapitre 3. ETUDE 2 : Analyse des réponses physiologiques en
Rugby à 7….. ................................................................................... 103
1. Objectif de l’étude 2............................................................................... 104
2. Le point de vue d’un joueur professionnel............................................. 104
3. Méthodologie ......................................................................................... 105
a. Population ........................................................................................... 105
b. Procédures expérimentales.................................................................. 105
c. Synthèse des tests utilisés................................................................... 105
4. Les résultats principaux.......................................................................... 106
a. Description des performances physiques............................................ 106
b. Description des réponses physiologiques ........................................... 108
c. Relation entre les performances physiques et les réponses
physiologiques.................................................................................... 110
5. Discussion et Conclusion ....................................................................... 112
Les réponses physiologiques en Rugby à 7 : l’essentiel............................. 117
9
Chapitre 4. ETUDE 3 : Analyse des répétitions d’actions de
haute intensité en match international de Rugby à 7 ................. 118
1. Objectif de l’étude 3............................................................................... 119
2. Le point de vue d’un joueur professionnel............................................. 120
3. Méthodologie ......................................................................................... 120
a. Population ........................................................................................... 120
b. Procédures expérimentales.................................................................. 120
c. Synthèse des tests utilisés................................................................... 122
4. Les résultats principaux.......................................................................... 122
5. Discussion et Conclusion ....................................................................... 136
La performance en Rugby à 7 : l’essentiel ................................................. 141
VI. DISCUSSION GENERALE.............................................142
1. Seuils de vitesse de course et entraînement ........................................... 143
2. Séquences de répétitions d’actions de haute intensité et entraînement.. 148
3. Entraînement et variables contextuelles : une notion incontournable ? . 151
4. Efforts intenses, réponses métaboliques et récupération........................ 152
VII. PERSPECTIVES...............................................................155
VIII. CONCLUSION..................................................................157
IX. BIBLIOGRAPHIE............................................................159
X. ANNEXES ..........................................................................172
10
Liste des abréviations
[x] : Concentration
ADP : Adénosine-diphosphate
AMP : Adénosine-monophosphate
ASR : “Anaerobic Speed Reserve“
ATP : Adénosine-Triphosphate
CK : Créatine kinase
CO2 : Dioxyde de carbone
DEXA : “Dual Energy X-ray
Absorptiometry”
DT : Distance Totale
FFR : Fédération Française de Rugby
GLUT : Transporteur de glucose
GPS : “Global Positioning Systems“
H+ : Ion hydrogène
HCO3
- : Ion hydrogénocarbonate
INSEP : Institut National du Sport de
l’Expertise et de la Performance
IRB : “International Rugby Board“
Joueur WM : match complet
Joueur R : remplacé
Joueur S : remplaçant
La : Lactate
MG : Masse Grasse
MT1 : Première mi-temps
MT2 : Deuxième mi-temps
NADH : Nicotinamide-adénine-dinucléotide
NaHCO3 : Bicarbonate de sodium
NR : Non Renseigné
PaCO2 : Pression artérielle en CO2
PCr : Phosphocréatine
Pi : Phosphate inorganique
RAA : habileté à répéter des accélérations
RAS : répétition de séquences d’accélération
RHIE : “Repeated High Intensity Effort“
RSE : répétition d’exercices de sprint
RSS : répétition de séquences de sprint
SGLT : “Sodium/Glucose Co-Transporter“
TMA : “Time Motion Analysis“
Vmax : Vitesse maximale
VMA : Vitesse maximale aérobie
VO2 : Volume d’oxygène consommé
VO2max : Volume maximal d’oxygène
consommé
WR : “World Rugby“
WSS : “World Sevens Series“
11
Liste des tableaux
Tableau 1 : Analyse de la performance en compétition internationale de Rugby à 7.
Quantification des indicateurs de performance par match et par équipe. ................................ 38
Tableau 2 : Comparaison des performances de joueurs de Rugby à 7 en fonction des postes :
avant ou arrière......................................................................................................................... 44
Tableau 3 : Comparaison des profils de joueurs de Rugby à 7 en fonction des postes .......... 47
Tableau 4 : L’analyse des performances physiques via l’outil GPS, en compétition de Rugby
à 7 ............................................................................................................................................. 52
Tableau 5 : Comparaison entre mi-temps, de l’activité de répétition de courses de haute
intensité réalisée par un joueur, en match international de Rugby à 7. Extrait de “Repeatedhigh intensity running activity and internal training load of elite rugby sevens players during
international matches a comparison between halves” Suarez-Arrones et coll.2015................ 55
Tableau 6 : Organisation et résultats de l’équipe de France de Rugby à 7 masculine, au
tournoi Européen de Lyon 2013............................................................................................... 74
Tableau 7 : Caractéristiques anthropométriques des joueurs de l’équipe de France de Rugby à
7 au cours de la saison 2013-2014 ........................................................................................... 82
Tableau 8 : Performances physiques aérobies des joueurs de l’équipe de France de Rugby à 7
au cours de la saison 2013-2014 .............................................................................................. 83
Tableau 9 : Profil force-vitesse des joueurs de l’équipe de France de Rugby à 7 au cours de la
saison 2013-2014, confrontés à ceux des joueurs de rugby à XIII et à XV (données extraites
de Cross et coll. 2015).............................................................................................................. 84
Tableau 10 : Performances physiques de force et de puissance des joueurs de l’équipe de
France de Rugby à 7 au cours de la saison 2013-2014 ............................................................ 87
Tableau 11 : Réponses métaboliques des joueurs de l’équipe de France de Rugby à 7 au
cours de la saison 2013-2014, suite à une course en sprint de 300 mètres. ............................. 88
Tableau 12 : Relation entre le résultat du match et les performances physiques et techniques
.................................................................................................................................................. 95
Tableau 13 : Influence du niveau de l’adversaire sur les performances physiques et
techniques................................................................................................................................. 97
Tableau 14 : Performances physiques des joueurs au cours d’un tournoi de Rugby à 7...... 107
Tableau 15 : Réponses physiologiques des joueurs au cours d’un tournoi de Rugby à 7 .... 109
12
Tableau 16 : Relation entre les performances physiques réalisées sur les trois dernières
minutes de jeu et les variations du pH, [HCO3
-
] et [La] au cours d’un tournoi de Rugby à 7111
Tableau 17 : Distribution des actions de haute intensité par joueur et par match, en Rugby à
7. Différences en fonction des postes..................................................................................... 124
Tableau 18 : Types de séquence de répétitions d’actions de haute intensité (RHIE), selon les
postes, pour les joueurs ayant joué un match complet en Rugby à 7. .................................... 128
Tableau 19 : Comparaison de la distribution des actions de haute intensité par joueur et par
mi-temps (MT), en Rugby à 7. Différences en fonction des postes....................................... 131
Tableau 20 : Comparaison de la distribution des séquences de répétitions d’actions de haute
intensité (RHIE) par joueur et par mi-temps, en Rugby à 7. Différences en fonction des
postes...................................................................................................................................... 134
Tableau 21 : Présentation de seuils absolus issus de différentes études en rugby. Extrait de
“A comparison of the physiological demands of rugby union match-play when determined by
absolute (ABS) or individual (IND) velocity bands in Global Positioning System (GPS)
analysis”. Macleod (2016)...................................................................................................... 144
13
Liste des figures
Figure 1 : Evolution de 2000 à 2016, du nombre d’études relatives au Rugby à 7 publiées
dans des revues internationales................................................................................................ 21
Figure 2 : Déplacement d’un joueur pendant une séquence de jeu de 30 secondes. Découpage
de l’allure de course individualisée et vitesses atteintes. ......................................................... 31
Figure 3 : Relation force-vitesse et courbe de puissance de deux sujets (rouge et noir) ........ 49
Figure 4 : Illustration de la navette extracellulaire du lactate (Fibre rapide, Fibre lente)....... 61
Figure 5 : Organisation du « World Sevens Series » masculin, de la saison 2015-2016........ 73
Figure 6 : Différences de profils force-vitesse en fonction des types de rugby pratiqués
(7, XIII et XV) selon les postes des joueurs (avant et arrière). ................................................ 86
Figure 7 : Cinétique du pH sanguin, post-300m chez des joueurs de Rugby à 7.................... 88
Figure 8 : Cinétique du bicarbonate sanguin, post-300m chez des joueurs de Rugby à 7...... 89
Figure 9 : Cinétique du lactate sanguin, post-300m chez des joueurs de Rugby à 7 .............. 89
Figure 10 : Dendrogramme représentant la similarité relative des différentes variables en
fonction de leur impact sur les performances physiques et techniques des joueurs ................ 98
Figure 11 : Évolution des concentrations de lactate durant un tournoi de Rugby à 7, pour
l’ensemble des joueurs........................................................................................................... 110
Figure 12 : Distribution des actions de haute intensité par match, par joueur, en Rugby à 7
................................................................................................................................................ 123
Figure 13 : Répartition des séquences de répétitions d’actions de haute intensité (RHIE) en
fonction du nombre d’actions qu’elles contiennent, par poste et par match. ......................... 126
Figure 14 : Distribution des actions de haute intensité par match et par joueur, au sein d’une
séquence de répétitions d’actions de haute intensité (RHIE), en Rugby à 7.......................... 127
Figure 15 : Illustration d’une mi-temps représentative d’un match de Rugby à 7................ 137
Figure 16 : Exemple type de l’analyse GPS d’un match d’un joueur de Rugby à 7, avec seuil
absolu et seuil individualisé ................................................................................................... 146
Figure 17 : Représentation des zones de vitesse anaérobie de réserve, de deux sujets aux
vitesses maximales différentes mais avec des VO2max identiques.......................................... 147
Figure 18 : Exemple infographique des stratégies de récupération entre deux matchs de
Rugby à 7. Extrait de Couderc dans Schuster et coll. (2016) en préparation......................... 154
14
Liste des images
Image 1 : Schéma d’usage de l’outil d’analyse : GPS Digital Simulation.............................. 28
Image 2 : Capture d’écran du logiciel Dartfish ....................................................................... 33
Image 3 : Illustration de la méthode de prélèvement sanguin ................................................. 76
15
Valorisation du travail de thèse
Ce travail de thèse a fait l’objet des publications et communications suivantes
Publications en relecture ou acceptées dans des revues internationales à comité de
lecture
x COUDERC.A, THOMAS.C, LACOME.M, PISCIONE.J, ROBINEAU.J, DELFOURPEYRETHON.R, BORNE.R, HANON.C (2016). Movement Patterns and Metabolic
Responses During an International Rugby Sevens Tournament.
International Journal of Sports Physiology and Performance.
Acceptée. http://dx.doi.org/10.1123/ijspp.2016-0313 (Annexe 1)
x COUDERC.A, PISCIONE.J, ROBINEAU.J, IGARZA.G, THOMAS.C, HANON.C,
LACOME.M (2016). Impact of Contextual Variables on Running and Skill-Related
Performance in International Rugby Sevens.
PLOS One.
Soumise en Septembre 2016 (Annexe 2)
Collaborations pour des publications en relecture ou acceptées dans des revues
internationales à comité de lecture
x MARRIER.B, LE MEUR.Y, ROBINEAU.J, LACOME.M, COUDERC.A,
HAUSSWIRTH.C, PISCIONE.J, MORIN.JB (2016). Quantifying Neuromuscular
Fatigue Induced by an Intense Training Session in Rugby Sevens.
International Journal of Sports Physiology and Performance.
Acceptée. http://dx.doi.org/10.1123/ijspp.2016-0030 (Annexe 3)
x SCHUSTER.J, HOWELLS.D, ROBINEAU.J, COUDERC.A, NATERA.A,
LUMLEY.N, GABBETT.T, WINKELMAN.N, McMASTER.T (2016). Physical
preparation recommendations for elite rugby sevens performance.
International Journal of Sports Physiology and Performance.
Soumise en Novembre 2016 (Annexe 4)
16
Ouvrages
x COUDERC.A, THOMAS.C, PISCIONE.J, HANON.C. Exigences physiques et
réponses métaboliques au cours d’un tournoi international de Rugby à 7. Pathologies
du rugbyman.
SAURAMPS Médical. Biarritz, France, Octobre 2014.
x VIEU.C, BOUCHE.R, CAMPARGUE.B, COUDERC.A, COZZOLINO.C, FREY.A,
GRANVORKA.F, MAURELLI.O, PAULY.O, RICARD.M, STEINER.F,
GENDRE.P. Développement de l'intelligence de l'épaule.
Edition INSEP, Parution prévue : Décembre 2016.
Congrès nationaux et internationaux
x COUDERC.A. Exigences physiques et réponses métaboliques au cours d’un tournoi
international de Rugby à 7.
ACAPS. Grenoble, France, Octobre 2013.
x COUDERC.A, ROBINEAU.J. Exigences physiques et réponses physiologiques en
Rugby à 7.
14ème Congrès National de l’Association des Kinés Rugby, Paris, France, Février 2015
x COUDERC.A, THOMAS.C, LACOME.M, PISCIONE.J, ROBINEAU.J, DELFOURPEYRETHON.R, BORNE.R, HANON.C. Movement patterns and metabolic responses
during an international tournament of Rugby Sevens.
E-Poster, European Congress of Sport Science. Malmö, Suède, Juin 2015.
Conférences
x COUDERC.A. Sport et Jeunes Sportifs.
Sport Santé - CROS Languedoc-Roussillon. Gruissan, France, Novembre 2014.
x COUDERC.A. Journée Sport Santé Préparation Physique.
Université Paris Est-Créteil & Département du Val de Marne, France, Avril 2016.
17
Le Rugby à 7 par David COURTEIX
Les oriflammes s’agitent,
l’atmosphère a cette dimension électrique qui donne aux énergies la saveur des grands plats,
le public gronde de plaisir !
Un coup de sifflet strident à peine perceptible dans ce brouhaha agréablement soûlant,
signe le début d’une courte pause !
Il y a un peu plus de 7 minutes que les étreintes brutales et furtives s’enchaînent,
que les accélérations et les changements d’orientation de course se succèdent,
qu’il faut passer du ventre à terre à la station debout puis inversement.
Avec une agilité de chat, un esprit de gladiateur et le sang-froid d’un pilote de ligne,
il faut rester connecté, jouer en équipe, toujours et sans relâche !
Bienvenue dans le monde excitant et extrême du Rugby à 7, désormais olympique,
c’est à peine la mi-temps de la sixième et dernière rencontre du weekend.
Une armée d’ombres s’avance, les visages sont blafards, les yeux délavés, rougis par
l’effort, dessinent des orbites exagérément profondes au fond desquelles les pupilles dilatées
renforcent le sentiment hagard que donne la petite troupe, les mâchoires sont tendues, les
souffles sont asthmatiques… Les démarches déterminées quoique robotiques tranchent
presque avec le tableau de ces corps engourdis par les effluves de l’acide lactique.
L’acidose, ou plutôt l’aptitude à repousser puis à vivre au seuil de tolérance de ce shoot
indispensable à la performance dans ce sport aux efforts intenses, aléatoires et tellement
variés, est l’une des clés de l’entraînement des athlètes quel que soit leur profil.
Les travaux d’Anthony Couderc autour de ce thème, tant dans
l’attention portée à l’impact de certaines variables contextuelles, qu’aux détails
des différentes réponses métaboliques ou à la précision qu’il porte à l’analyse
de l’enchaînement des tâches de haute intensité, sont un véritable apport à la
démarche d’entraînement de ces athlètes hors normes, que sont les joueuses
et joueurs de rugby à 7 de haut niveau.
Les incidences concrètes qu’auront les conclusions de ces recherches
à l’avenir sur le développement de nouvelles formes de méthodologies
d’entraînement seront je le pense déterminantes.
Entraîneur de l’équipe de France de Rugby à 7 féminine depuis 2010
18
I. AVANT-PROPOS
19
1. Historique
Le Rugby à 7, sport collectif dérivé du Rugby à XV, provient de l’imagination de deux
bouchers écossais. À l’occasion d’un tournoi organisé aux bénéfices de leur club en 1883, le
« Sevens » naît sur le Greenyards du Melrose Rugby Football Club. Certains effectifs étant
incomplets et de façon à offrir du spectacle, les bouchers décident de faire jouer les matchs en
quinze minutes et de diminuer la taille des équipes à sept joueurs. Ce n’est presque que cent
ans plus tard, au Murrayfield Stadium en 1973, que l’International Rugby Board (IRB)
(aujourd’hui « World Rugby » (WR)) organise un tournoi international officiel lors de la
célébration du centenaire de la Fédération Écossaise de Rugby à XV. S’affrontent alors huit
nations où l’Angleterre, pays vainqueur, est saluée par la presse internationale comme
première équipe championne du monde de Rugby à 7. C’est le succès du tournoi
d’Hong-Kong en 1976 qui va entraîner la naissance de plusieurs tournois aux quatre coins du
monde. La première coupe du monde s’organise en 1993 dans le berceau du Rugby à 7,
à Edimbourg en Écosse. S’y opposent vingt-quatre équipes nationales où l’Angleterre
l’emporte face à l’Australie (21-17) et où la France se classe à la dixième place. Par la suite,
l’IRB organise en 1999 un circuit mondial, le « World Sevens Series » (WSS), qui comporte
dix tournois, s’étendant sur l’ensemble d’une saison et qui couronne, au cumul de points, la
meilleure nation.
Le Rugby à 7 féminin n’arrive que plus tard sur la scène internationale. Le premier
circuit mondial est organisé durant la saison 2011/2012 et comprend seulement trois tournois :
Dubaï, Hong-Kong et Londres. Aujourd’hui 6 tournois sont organisés à l’occasion du
« World Women’s Sevens Series ».
De l’Afrique du Sud en passant par le Kenya, l’Argentine, les Etats-Unis, le Canada
ou encore les Samoa et même jusqu’en Russie, le Rugby à 7 se joue au féminin et au
masculin, partout dans le monde. L’universalité de cette discipline entraîne le Comité
International Olympique (CIO) à annoncer le 9 Octobre 2009, l’intégration du Rugby à 7
(féminin et masculin) parmi les sports présents aux Jeux Olympiques d’été de 2016, à Rio de
Janeiro, marquant ainsi un tournant dans le développement et la promotion de ce sport et ce
sur tous les continents.
Au vu de l’intérêt mondial grandissant pour le Rugby à 7 et en conséquence de la
concurrence internationale de plus en plus relevée, la Fédération Française de Rugby (FFR)
crée en 2010 un Département Olympique au sein de sa direction sportive et professionnalise
ses joueurs et joueuses des équipes de France de Rugby à 7, afin que ces derniers se
20
spécialisent dans cette discipline. En remportant chacune en 2015 leur Championnat
d’Europe, les équipes de France à la fois masculine et féminine se sont qualifiées pour le
premier tournoi Olympique de Rugby à 7, où ils finirent respectivement à la septième et
sixième place.
2. Règlement et organisation du Rugby à 7
Ce format « Sevens » calque son règlement sur le Rugby à XV mais s’en distingue sur
différents points.
Sur le plan organisationnel, c’est sous forme de tournoi que ce Rugby se joue avec six
matchs en deux jours par équipe. Les matchs se jouent en deux mi-temps de sept minutes
(sauf les finales en deux fois dix minutes), opposant sept joueurs de part et d’autre avec cinq
remplacements possibles sur un terrain de mêmes dimensions que celui du Rugby à XV.
Sur le plan règlementaire, on peut noter trois grandes différences, 1) les mêlées se
disputent à trois joueurs ; 2) l’équipe qui marque engage ensuite ; 3) les pénalités et
transformations sont toutes jouées en « drop goal » (le ballon est frappé juste après être tombé
au sol).
Sur le plan organisationnel, les joueurs sont répartis comme suit : trois avants avec
deux piliers et un talonneur, et quatre arrières avec un demi de mêlée, un demi d'ouverture, un
centre et un ailier/arrière. Les postes 1, 2 et 3 correspondent respectivement au pilier gauche,
au talonneur et au pilier droit qui disputent les mêlées et les touches (ici à trois). Le poste 4 est
celui du demi de mêlée qui anime le jeu et qui effectue le plus souvent les touches. Le poste 5
est l’ouvreur : véritable chef d’attaque, chargé souvent du jeu au pied. Les postes 6 (centre) et
7 (ailier) complètent la ligne d’attaque.
3. Engouement pour le Rugby à 7
L’avènement du Rugby à 7 féminin et masculin à l’olympisme engendre une
popularité en pleine croissance à différents stades : des quinzistes qui apprécient cette pratique
dont le jeu est la sève ; un public qui se déplace pour profiter du côté spectaculaire de cette
discipline (l’étape d’Hong-Kong enregistre les plus grosses affluences : 120 000 personnes
sur trois jours de compétition en 2014) ; des médias pour couvrir les événements (l’étape de
Dubaï de 2014 a pu être suivie par 230 000 000 de foyers répartis sur 140 pays).
21
0
2
4
6
8
10
12
14
16
18
20
2000 2002 2004 2006 2008 2010 2012 2014 2016
Le monde scientifique n'est pas épargné par ce phénomène comme le montre la
croissance exponentielle du nombre de publications se consacrant à ce sport depuis l’annonce
de son intégration au programme olympique en 2009 (Figure 1).
Figure 1 : Evolution de 2000 à 2016, du nombre d’études relatives au Rugby à 7 publiées
dans des revues internationales
4. Collaborations pour cette thèse
Ce travail de thèse a été réalisé au sein du laboratoire « Sport Expertise et
Performance » Équipe d’Accueil 7370, de l’Institut National du Sport de l’Expertise et de la
Performance (INSEP), en partenariat avec la Fédération Française de Rugby, avec pour
objectif d’optimiser la préparation aux Jeux Olympiques. Essentiellement centrés sur la
pratique masculine, différents travaux ont été réalisés pour accompagner cette équipe dans sa
préparation. La réalisation de cette thèse a donc été le fruit d’un travail collaboratif initié par
la cellule recherche de la FFR au travers de l’expertise de Lacome.M et Piscione.J ainsi que
par mes directrices de thèse, Mme Hanon.C et Mme Thomas-Junius.C.
Nombre
Année
22
5. Enjeux et plan de cette thèse
Les enjeux de ce travail de thèse, initié en 2013, étaient multiples.
Tout d’abord, comme premier point d’ancrage et à la lumière de multiples travaux, la
prise en compte du phénomène complexe que représente un sport collectif paraissait
essentielle ; dans ce cadre, la première étude s’est attachée à analyser l’impact du contexte sur
les performances techniques et physiques des joueurs.
Ensuite, sur la base d’une approche physiologique, observer les réponses métaboliques
des joueurs semblait être une étape fondamentale de nos recherches. En Rugby à 7, la
littérature sur le sujet étant peu fournie, il était souhaitable d’investiguer aussi cette
composante, clé de la performance. À court terme, ceci nous permettrait de parfaire la
préparation des joueurs professionnels pour les Jeux Olympiques ; dans un second temps et à
plus long terme, ces observations pourraient servir à la détection de futurs talents puis au
développement de programmes d’entraînement spécifiques au Rugby à 7.
Enfin, analyser les exigences techniques et physiques de cette discipline en
compétition internationale était incontournable. Examiner les types d’enchaînement d’efforts
intenses en match nous paraissait fondamental dans le but de proposer de nouvelles
prescriptions d’entraînement spécifiques pour le Rugby à 7.
Afin de répondre à ces problématiques, ce manuscrit se présente alors en huit parties.
La première partie de ce travail de thèse reposera sur une revue de littérature des différentes
méthodes d’analyse de la performance en sport collectif, des différents travaux relatifs à
l’analyse de la performance en Rugby à 7, puis des exigences physiques et des réponses
physiologiques associées à cette discipline. La seconde partie présentera en détail les
objectifs de cette thèse. La troisième, quant à elle, se centrera sur l’explication des
méthodologies spécifiques employées au cours des différentes études de recherche.
Une quatrième aura en guise de préambule, la description des caractéristiques physiques et
physiologiques des joueurs de l’équipe de France ; cette partie permettra ensuite d’expliciter
quelle aura été notre contribution personnelle à l’avancement des connaissances scientifiques
dans le domaine de l’analyse du Rugby à 7 et ce, au travers de trois études. Enfin, les
cinquième, sixième et septième parties de ce manuscrit serviront de support pour discuter,
envisager les perspectives et applications pratiques qui se dégageront de ce travail de thèse
puis conclure.
23
6. Aboutissants de cette thèse
Les résultats originaux de ce travail de thèse peuvent avoir plusieurs applications
directes concernant l’analyse de la performance en Rugby à 7, le développement de
programmes d’entraînement spécifiques à la discipline, jusqu’à la détection de jeunes talents.
Les analyses réalisées en compétitions internationales vont permettre d’aboutir à un
descriptif fin de la discipline ; d’inspirer les entraîneurs et préparateurs physiques pour créer
des séquences spécifiques d’entraînement pour leurs joueurs afin de développer des
compétences spécifiques au Rugby à 7. Les entraîneurs pourront prendre en compte certains
résultats pour affiner leur stratégie de coaching au cours des matchs. Les préparateurs
physiques, eux, pourront orienter leurs joueurs spécifiquement sur différentes modalités de
préparation, en fonction des qualités physiques principales à développer.
24
II. REVUE DE LITTERATURE
25
Chapitre 1. Méthode d’analyse de la performance en sport
collectif
1. Les différents outils d’analyse de la performance
L’analyse de l’activité en sport collectif existe maintenant depuis plus d’un demisiècle. Dans les années 50, Winterbottom (1952) s’est intéressé le premier à l’analyse du
football en match. Plus tard dans les années 70, Reilly et Thomas (1976) se sont consacrés à
l’optimisation des méthodes d’analyse de la tâche pour les sports collectifs en se basant sur les
évolutions de la vidéo. Dans les années 2000, Duthie et coll. (2005) et Deutsch et coll. (2007)
utilisent eux, l’outil informatique pour accélérer les analyses à partir de logiciel spécifique
d’analyse vidéo (Part Timer V1.1, Australian Sports Commission, Canberra).
Pour autant, ces méthodes d’analyse peu coûteuses en matériel, présentent des inconvénients
majeurs : elles sont chronophages et ne proposent pas une grande reproductibilité.
De fait, ce sont les systèmes semi-automatiques qui se sont développés par la suite.
Les plus connus et les plus utilisés actuellement sont les systèmes Amisco (Sport Universal
Process, Nice, France) et Prozone (West Yorshire, Angleterre). Ces systèmes s’organisent
autour de six à huit caméras installées et calibrées autour du stade, dont la fréquence
d’acquisition est de 25 Hz, de façon à suivre sous tous les angles, les déplacements de tous les
joueurs en simultané. Les stades et les terrains équipés sont calibrés en hauteur, profondeur et
largeur puis transformés en un espace à deux dimensions afin de calculer instantanément la
position des joueurs. La nécessité de l’intervention de l’opérateur se justifie lorsque les
joueurs se croisent dans les champs des caméras et/ou lorsqu’il y a des regroupements
(fréquent en rugby). Ces systèmes semi-automatiques ont été démontrés comme fiables et
reproductibles. L’article de Valter et coll. (2006) en fait la démonstration au travers d’une
confrontation des données Prozone à celles issues de cellules photoélectriques. Au cours de
courses de 60 m (r = 0,999 ; erreur totale 0,05 ; limite d’agrément 0,12) et de sprint sur 15 m
(r = 0,970 ; erreur totale 0,23 ; limite d’agrément 0,85), ils mettent en avant de fortes
corrélations entre ces données qui assurent la fiabilité des systèmes semi-automatiques.
Au-delà de leur caractère onéreux, leur utilisation s’organise exclusivement autour de
l’analyse de match. L’intérêt d’analyser les entraînements étant grandissant, alors, c’est l’outil
GPS (« Global Positionning System ») qui a été développé et adapté au contexte sportif.
26
D’abord élaboré par le département de la défense du gouvernement des États-Unis
pendant la guerre froide, le GPS se compose de trois éléments clés : les satellites spatiaux, les
stations de contrôle sur terre et les récepteurs GPS. Le système GPS dispose de vingt-quatre
satellites qui tournent autour de la Terre en six trajectoires orbitales, émettant des signaux
radio depuis leurs positions en orbite qui s'élèvent à plus de 20 000 kilomètres au-dessus de
nos têtes. Les satellites émettent ainsi des signaux couvrant chacun une vaste zone de la
surface de la Terre et leurs orbites sont mises en chorégraphie de telle manière que les
récepteurs GPS sur Terre reçoivent toujours des signaux d'au moins trois satellites, le nombre
dont nous avons besoin pour déterminer une position par simple triangulation. Il existe cinq
stations de contrôle : la station principale de Colorado Springs aux Etats-Unis, et quatre
stations inhabitées ; l'une se trouve à Hawaï, les trois autres sont dans des endroits lointains,
aussi près que possible de l'équateur : l'île de l'Ascension au milieu de l'Atlantique, Kwajalein
dans le Pacifique et l'Atoll de Diego Garcia dans l'Océan Indien. Les quatre stations
inhabitées reçoivent constamment des données depuis les satellites et les transmettent à la
station de contrôle principale qui les corrige et renvoie ensuite ces données corrigées vers les
satellites. Les récepteurs GPS captent les signaux des satellites pour déterminer une position.
Le principe du système GPS est de mesurer le temps nécessaire à un signal radio émis par une
balise sur Terre, pour être réceptionné par un satellite. C’est à partir de cette vitesse de
propagation du signal radio qu’il devient possible de calculer la distance entre le satellite et la
balise par intégration. Plus il y aura de satellites, plus précise sera la localisation.
L’utilisation de cet outil s’est très largement répandue dans le milieu sportif depuis
une dizaine d’années dans le but de quantifier/qualifier les déplacements des sportifs. Du
football australien aux différentes pratiques du rugby (à XV, à XIII et à 7) en passant par le
cricket ou encore le hockey, énormément de disciplines utilisent ce matériel. Sous couvert des
« sport-scientists », tous se sont intéressés à cet outil de façon à mieux comprendre leur
discipline sportive à l’entraînement et en compétition.
Jusqu’en 2010, l’IRB n’autorisait pas le port de GPS en compétition, ce qui limitait
leur utilisation exclusive à l’entrainement. Face à l’engouement et aux motivations d’une
majorité de nations, l’IRB fini par autoriser le port du GPS en match, sous condition
d’importantes démarches administratives à mettre en place (consentement de l’organisateur
du tournoi, des joueurs portant les GPS ainsi que de leurs adversaires).
27
2. La validité et la reproductibilité des données GPS
Les tests de validité et reproductibilité des données issues des GPS pour l’analyse des
sports collectifs ont été multiples ces dernières années (Petersen et coll. 2009, Coutts et coll.
2010, Duffield et coll. 2010, Jennings et coll. 2010, Waldron et coll. 2011, Johnston et coll.
2012, Duncan et coll. 2013). Ces études ont mis en œuvre différents moyens afin de justifier
de la qualité des données issues des GPS utilisés. En effet, concernant la validité, les GPS ont
souvent été confrontés à d’autres systèmes de mesure dont la validité était déjà prouvée :
cellule photoélectrique, radar (50 Hz), jusqu’au système déjà en place pour l’analyse de match
comme les systèmes semi-automatiques. Les conclusions soulignent logiquement que plus la
fréquence d’échantillonnage des GPS est grande (1, 5 et 10 Hz) meilleure sera la validité des
données. En effet, Varley et coll. (2012) ont démontré par exemple qu’un GPS 10 Hz était
deux à trois fois plus précis qu’un GPS 5 Hz (coefficient de variation de 3,1 à 11,3%).
Récemment, Nagahara et coll. (2016), ont démontré que des GPS 20Hz surestiment la Vmax de
seulement 0,1%, alors que des GPS 5Hz vont eux la sous-estimer de -4,8%, comparé à des
données radar. Pour les tests de reproductibilité, c’est sur la base de distance à parcourir à
différentes allures (marche, footing, course et sprint) incluant des changements de direction,
que les systèmes ont été évalués. Les études ont plus de difficultés à s’accorder ici, pour
autant, elles soulignent que plus le volume de course augmente, plus la reproductibilité est
grande, et qu’inversement, plus l’intensité augmente plus la reproductibilité des données
diminue (au cours d’une tâche de marche de 8800 m, le coefficient de variation est de 1,4 à
2.6% alors qu’il passe de 19,7 à 30.0% sur un sprint de 20 m) (Aughey et coll. 2011).
Une revue de littérature récente (Malone et coll. 2016), précise qu’il serait intéressant
d’élaborer une approche standardisée des données GPS afin de comparer plus facilement les
données d’une étude à une autre, pour mieux comprendre les performances des athlètes.
Synthèse : Les différents outils d’analyse de la performance
. L’analyse des sports collectifs est au départ basée sur l’analyse vidéo.
. Les systèmes semi-automatiques s’organisent autour du recueil de données de plusieurs
caméras, pour suivre sous plusieurs angles les déplacements des joueurs (fournisseurs
principaux : Amisco et Prozone).
. Principe du GPS : calcul de la vitesse d’un signal entre une balise et un satellite pour
déterminer une position.
28
La FFR, en collaboration avec la marque Digital Simulation (SensorEveryWhere,
France), utilisait de 2010 à 2015, des GPS à la fréquence d’acquisition de 8 Hz (16 Hz
aujourd’hui), qui permettent le suivi des joueuses et joueurs des différentes équipes de France,
à la fois pendant les entraînements mais aussi au cours des matchs internationaux.
Ce matériel se compose d’une valise regroupant trente balises GPS, un bloc antennes et un
ordinateur à usage exclusif des données (Image 1).
Image 1 : Schéma d’usage de l’outil d’analyse : GPS Digital Simulation
La validité et la reproductibilité des données issues des GPS utilisés par la FFR, ont
été observées en interne au travers des travaux de Peeters et coll. (2016). Ces derniers ont
comparé les données issues des GPS avec celles de matériels validés par la littérature comme
le système radar et celui des cellules photoélectriques. Ils affirment donc que : (1) une
différence trivial existe entre la vitesse obtenue par les GPS et celles des cellules
photoélectriques (0,11, ± 0,04 m.s-1
) avec une erreur typique de mesure de 0,04, ± 0,01 m.s-1
(avec un intervalle de confiance de 90%) ; (2) une faible erreur typique de mesure est à noter
d’un GPS à un autre (0,01, ± 0,01 à 0,04, ± 0,04 m.s-1 et 0,5, ± 0,15 à 0,6, ± 0,35% de la
marche au sprint, respectivement) ; (3) une différence trivial lors des mesures de vitesse
maximale et d’accélérations est aussi à relever, d’un GPS à un autre (0,06, ± 0,03% et
3,1, ± 6.4% respectivement). Ils en concluent donc que la technologie utilisée propose des
données valides et reproductibles pour l’analyse en sport collectif.
29
3. Les méthodes d’analyses des données GPS
Cummins et coll. (2013) ont eux, publié une revue de littérature se basant sur trentecinq études afin d’analyser le type de données GPS récoltées. Ce travail avait inclus toutes les
études comportant des données GPS recueillies dans différentes disciplines : huit en football
australien, sept en football, six en rugby à XV, six en rugby à XIII, trois en cricket, trois en
hockey une en lacrosse et une en netball. Cette revue de littérature conclue qu’il n’y a en fait
ni consensus inter-, ni intra-disciplinaire, concernant les classifications des zones de course,
ce qui rend difficile la comparaison des données d’un sport à l’autre. Elle souligne que la
reproductibilité des données semblerait diminuer avec l’augmentation des courses à haute
intensité (> 20 km.h-1
) et que la validité augmente lorsque le volume de course est important.
Enfin, la notion de distance relative (m.min-1
) qui exprime la distance parcourue en rapport au
temps de jeu, paraît comme un élément fondamental pour pouvoir comparer des données
intra- ou inter-discipline d’études différentes. Cette revue n’a que peu traité les données
relatives aux accélérations et aux impacts car peu d’articles s’y étaient attardés. Concernant
les accélérations, les auteurs comptabilisaient seulement cinq études traitant de ces données
qui en sport collectif, ont malgré tout leur importance ; pour autant, ils dénonçaient que le
manque de données à ce sujet relevait certainement de l’incapacité des fabricants à assurer la
validité de ces dernières (ce, avant l’arrivée des GPS à 10 Hz). Concernant les données
d’impacts, seulement 14,3% des articles étudiés abordaient ce sujet ; c’est en Rugby à XV et à
XIII, en comparant les données par poste, que les auteurs avaient porté le plus d’intérêt à ce
paramètre qui, relatif aux phases de combat, fait partie intégrante de l’activité rugby.
À notre connaissance, seules deux études se sont consacrées à l’analyse de la qualité
des données d’accélérations, fournies par les accéléromètres intégrés aux balises GPS.
Si Buchheit et coll. (2013) montrent à l’aide d’une analyse mécanique que les données
d’accélération doivent être utilisées avec précaution car la variabilité inter-unité peut s’étendre
de 1 à 56%, Akenhead et coll. (2013), ajoutent eux, que la précision au-delà des 4 m.s
2 est
souvent réduite
Des données récoltées par ces GPS, le principal paramètre observé dans un premier
temps est celui de la distance totale (DT) parcourue en mètre par les joueurs. Il permet de
donner une indication de la charge globale imposée par l’activité mais pour autant, ne nous
renseigne pas sur l’intensité de cette charge. De fait dans un second temps, la DT est souvent
relativisée au temps de jeu (distance relative), de façon à donner aux observateurs une
information sur le « rythme » du match (exprimée en m.min-1
).
30
Les premières analyses des mouvements en sport collectif fixent des zones de vitesse
correspondantes chacune à une catégorie d’intensité. Comme expliqué dans la revue de
littérature de Cummins et coll. (2013), ces catégories de course couvrent souvent quatre
zones, par des allures allant de 0 à 36 km.h-1
, décrivant les déplacements de la marche
jusqu’au sprint. Cependant, aucun consensus n’est établi concernant la définition des
différentes zones. Ainsi, le nombre de catégories d’intensité varie en fonction des études.
On retrouve néanmoins, presque systématiquement les catégories du type « station debout »,
« marche » et « jogging ». Les seuils de vitesse utilisés pour différencier ces catégories de
course varient également d’une étude à l’autre. Dans l’étude de Suarez-Arrones et coll.
(2012), nous avons l’exemple d’une catégorisation de course : l’activité de marche correspond
à une vitesse comprise entre 0 - 6,0 km.h-1
, le jogging entre 6,1 - 12,0 km.h-1
, la course entre
12,1 - 14,0 km.h-1
, la course rapide entre 14,1 - 18,0 km.h-1
, la course à haute intensité entre
18,1 - 20,0 km.h-1 et l’activité de sprint au-delà des 20,1 km.h-1
. En comparaison, l’étude de
Granatelli et coll. (2014) fait la distinction des catégories de course au travers d’un seuil
arbitraire : l’activité à faible intensité entre 0,1 - 14 km.h-1 et celle à haute intensité supérieure
à 14,1 km.h-1
.
Pour aller plus loin dans l’analyse de l’exigence en sport collectif et afin d’observer les
exigences physiques, Cahill et coll. (2013) en Rugby à XV, ont été les premiers à proposer
des catégories d’intensité de course individualisées par rapport à la vitesse maximale (Vmax)
des joueurs. C'est-à-dire qu’ils observaient les allures de course vis-à-vis de la plus grande
vitesse (vitesse pic), qu’ils étaient capables d’atteindre sur un test de vitesse maximale. Lovell
et Abt (2013) ajoutent par la suite l’intérêt d’observer aussi, les déplacements des joueurs en
rapport à leurs vitesses maximales aérobies (VMA) afin de mieux se rendre compte de la
dépense énergétique qui en résulte car c’est à VMA, que l’individu consomme le maximum
d'oxygène ; autrement dit, c'est à cette allure qu’il atteint sa VO2max. La même année,
Mendez-Villanueva et Buchheit mettent en application ce système de quantification et y
ajoutent la notion de vitesse anaérobie de réserve (« anaerobic speed reserve », ASR),
représentant la différence entre la Vmax et la VMA. Catégoriser les courses vis-à-vis de la
VMA, de la Vmax et de l’ASR, permet aux analystes de performance d’observer à la fois les
différents rythmes réalisés au cours des matchs mais aussi et surtout de pouvoir se projeter sur
les dépenses énergétiques individuelles qui en découlent.
31
Ci-après, la Figure 2 illustre le déplacement d’un joueur pendant une séquence de jeu
de 30 secondes au cours d’un match, séquence au cours de laquelle il réalise deux
accélérations. Nous pouvons y observer les différentes vitesses atteintes et ainsi, le découpage
de l’allure de course individualisée.
Figure 2 : Déplacement d’un joueur pendant une séquence de jeu de 30 secondes.
Découpage de l’allure de course individualisée et vitesses atteintes.
Légende : Vmax : vitesse maximale ; VMA : vitesse maximale aérobie ; ASR : vitesse de
réserve anaérobie
Ainsi, l’analyse des déplacements des joueurs pourrait devenir un moyen d’objectiver
la charge externe au cours d’un match. De plus, le temps passé dans chaque zone de course
individualisée, peut orienter les préparateurs physiques dans la mise en place de futures
séances de préparations physiques courues en rapport aux allures exigées par la discipline.
En l’absence de méthode de référence concernant la méthode d’analyse de
performance en sport collectif, toutes les techniques d’analyses préalablement explicitées, ont
été évaluées comme capable de fournir des analyses de mouvement justes et réalistes, de la
performance des joueurs (Higham et coll. 2012). De plus, les analyses basées sur la vidéo, les
systèmes de caméra multiples et l’utilisation des GPS, sont toutes en capacité de détecter en
compétition, les mêmes diminutions de performances (Randers et coll. 2010).
32
Cependant, les différences substantielles qui existent entre ces résultats suggèrent que des
précautions soient prises lorsque l’on souhaite comparer entre elles ces données (Randers et
coll. 2010 ; Harley et coll. 2011).
Si l’analyse des données GPS est aujourd’hui une source d’informations importante à
exploiter pour l’analyse de la performance, elle devrait sans nul doute se coupler
systématiquement avec une analyse technique de l’activité. Par le biais d’une analyse
notationnelle, nous pourrions alors appréhender de manière plus précise,
la performance globale des joueurs au cours d’un match.
Synthèse : Validité et reproductibilité, méthodes d’analyses des données GPS
. Validité : elle augmente avec l’augmentation de la fréquence d’échantillonnage.
. Reproductibilité : elle augmente avec l’augmentation du volume de course.
. Difficulté de comparer les données GPS d’une étude à l’autre car il n’existe pas de
méthode de référence concernant la classification des zones de course.
. Catégoriser les courses vis-à-vis de la VMA, de la Vmax et de l’ASR, permet aux analystes
de performance de se projeter sur les dépenses énergétiques individuelles des joueurs.
33
4. L’analyse notationnelle
L’intérêt de l’analyse de l’efficacité en sport collectif prend tout son sens et beaucoup
d’importance via le professionnalisme des différentes activités sportives. La

Posté le 18/04/2025 à 14:55 Voir l'avis